
Le premier plan est l’œil d’une caméra, scène apparemment sans lien avec la suite. L’ œil survole un paysage de montagne. Des chaussures d’homme qui suivent la caméra prouvent que ce n’est pas un drone.
Le héros du film marche beaucoup tout en étant mentalement hors-sol. Le ton est lancé d’une quête de sens de la vie.
Sans point d’attache, le héros arrive dans une petite station de ski dont les saisons qui défilent ponctuent le temps. La montagne est le décor extérieur du film.
Le héros, plutôt un anti-héros, rencontre des personnages décalés qui ont plus d’importance que l’histoire en elle-même. Voici les trois principaux :
Un jeune homme qui est posté dans un virage en épingle à cheveux d’une route, face à des sommets enneigés. Il photographie les rares véhicules de passage.
Une très vieille dame qui est encore plus dépressive que le héros.
Une mère d’un grand ado étrange et explosif. C’est la formidable, la magistrale, la magnifique Béatrice Dalle, vieillie, ridée, grossie, à contre-emploi de son passé de punkette.
Sans rien dévoiler de l’intrigue, les deux scènes d’amour ne sont pas inutilement longues (c’est rare).
Le choix des acteurs, professionnels ou pas, est une réussite, tout comme ce film réalisé par une très jeune équipe. Un régal ! Le complément des deux petits courts métrages qui expliquent le choix du village et le montage est une très bonne idée. Chouette, le cinéma français a de l’avenir.
Florence

Et pour en savoir plus : Dossier de presse du film.