
Deux femmes, un deuil, une chanson de Dalida et une rencontre dans une station balnéaire varoise en plein hiver, peut-on faire plus simple ? C’est l’histoire d’un amour poétique et joliment bizarre qui prend par surprise deux êtres un peu perdus, dans un village de la côte d’azur vidé de ses touristes en hiver.
A la suite du décès de sa grand-mère, Charlie (rayonnante Indra Hair !) quitte la capitale au volant de sa Twingo, le coffre rempli de vinyles disco que la défunte, dans son testament, lui a demandé de remettre à un certain Titou (Eric Cantona, épatant), caviste à Cavalière, à proximité du Lavandou.
Dans une pizzeria déserte, elle rencontre Marina (Raya Martigny, quelle révélation !), personnage dont la transidentité n’est jamais un sujet (et c’est une grande qualité du film), car dans ce film, il n’y a rien de démonstratif.
Ensuite, entre un bar karaoké, l’appartement de Marina et la boutique de Titou, va régner une ambiance d’étrangeté temporelle dans une mise en scène alternant burlesque (il y a plein de petits ressorts comiques) et mélancolie où vont cohabiter le deuil, la famille choisie et l’émerveillement amoureux.
Un film qui montre une harmonie entre des personnages différents mais qui sont ensemble.
Un premier long métrage qu’il faut absolument soutenir.
Pickwick