PILLION, rom-com audacieuse !

C’est donc un film britannique signé d’un jeune metteur en scène, Harry Lighton. Deux mots sur le scénario : Colin, jeune homme timide rencontre l’Appolon des Bikers qui l’introduit dans cette communauté et fait de lui une espèce d’esclave. Bon, pas très engageant. D’ailleurs, je ne serais pas allé le voir si un adhérent de Rencart ne me l’avait pas recommandé.

Le film est une exploration de la répartition sexuelle des rôles ultra ritualisée, entre dominants et dominés. Colin doit dormir au pied du lit, faire les courses et la cuisine, et le sexe est à l’avenant, entièrement codifié, le séduisant leader des Bikers étant à l’amour ce que Gengis Khan est aux tissus d’ameublement.

Le film adopte la forme de la comédie romantique anglaise avec ses scène type de chorale de Noël, et de rencontre avec les parents et des scènes de sexe sadomasochistes explicites dans une impasse crade la nuit, ou la lumière blanche d’un pavillon à peine meublé. Des scènes bizarres, crues jusqu’au grotesque. Bon, on n’est pas chez les bisounours et la scène orgiaquedes Bikers dans la campagne anglaise peut heurter. Si vous n’avez pas aimé « Kika », passez votre chemin, mais si vous appréciez les films inventifs et audacieux comme Kika et Le regard mystérieux du flamand rose, ne le ratez pas.

Pickwick

Le mettteur en scène Harry Lighton © Memento Distribution