Minus Zero, les lambeaux des géants

Godzilla Minus Zero, Takashi Yamazaki (2026)

Des corps décomposés nous voilent une chasse aux ombres. Ginza ou Hiroshima, même voyage : Gojira et Ghidorah en contact, la peur en abattoir. Des ballets navals du premier opus vole-t-on désormais en ballets aériens – en plan-séquence. Les rois du ciel et de l’océan font trembler les sépultures, mais les héros n’oublient pas. Du nucléaire en toile de fond, les chœurs mythologiques de la bande-son et la matière sonore abrasive recouvrent un désespoir permanent. Celui des Japonais, des vies brisées, des corps qui comptaient avant les bombes. Contre Oppenheimer – la personne, le personnage, le long-métrage – pour le plongeon. Dans l’horreur, dans l’effroi, et dans ce qui tient si solidement ce film de kaijus : nos camarades humains. Apocalyptique.

ジェム