Cannes 2026 # 1

Tous les grands journaux ont leur envoyé spécial au festival de Cannes… Renc’Art au Méliès aussi ! Première chronique de Françoise, qui a généreusement proposé de nous partager ses impressions, au jour le jour, au fur et à mesure qu’elle découvrira les films… que nous verrons dans quelques semaines ou mois au Méliès ! Cem aussi, dans les jours suivants, nous partagera ses coups de coeur.

Pour commencer, un que nous verrons dans quelques jours (séance Renc’Art du 19 mai) : La Vénus électrique, de Pierre Salvadori.

Ouverture du 79eme festival de Cannes avec un discours de Eye Haydara célébrant le cinéma comme acte de résistance pour vite passer à la suite. La sublime Gong Li et Jane Fonda déclarent le festival ouvert et on a le plaisir d’applaudir Paul Laverty et donc un peu Ken Loach…

Jolie surprise avec La Vénus électrique de Pierre Salvadori où l’histoire un peu rocambolesque d’Antoine (Pio Marmaï), un peintre privé d’inspiration et muré dans le chagrin depuis le décès de son épouse Irène (Vimala Pons), va revenir à la vie sous l’impulsion d’une fausse médium, Suzanne (Anaïs Demoustier) et de son galeriste (Gilles Lellouche). Une belle reconstitution de fête foraine avec ses attractions, d’une galerie d’art avec des masques africains (on est dans l’entre deux guerres), deux personnages féminins forts, toujours en pantalons et cheveux au vent : Suzanne, mutine et volontaire, qui veut sortir d’une condition peu enviable et Irène, furieusement indépendante, peut-être la véritable peintre et deux hommes liés par et l’amitié mais aussi par le gain sans parler du reste. Plusieurs scènes drôles et une comédie légère qui aborde les thèmes de l’apparence, des faux semblants, de la vérité qu’on veut ou qu’on laisse croire bref de la vie et aussi… du cinéma. Une belle ouverture avec un film excellemment interprété, de belle qualité et pour tout public. Le cinéma, on l’aime aussi comme ça. Le film est en salles dès ce mercredi.

Françoise Lamontagne